Publié le 15 décembre 2026
Stopper, puis documenter
Le premier geste reste de couper l'arrivée d'eau. Le second, avant même de nettoyer, est de photographier : la fuite, les dégâts, les objets touchés, les traces sur les murs et les plafonds.
Une photo prise après séchage ne montre plus rien. Les assureurs demandent des preuves, et c'est le moment où elles existent.
Le délai de déclaration
La déclaration doit être faite dans les cinq jours ouvrés suivant la constatation du sinistre, en application de l'article L.113-2 du code des assurances.
Ce délai court à partir du moment où vous constatez le dégât, pas de celui où il a commencé. Une fuite lente découverte des mois plus tard se déclare à sa découverte.
Le constat amiable entre voisins
Si l'eau touche un autre logement, un constat amiable dégât des eaux se remplit à deux. Chaque partie l'envoie à son propre assureur.
Ce document n'est pas une reconnaissance de responsabilité : il décrit les faits. Les assureurs se répartissent ensuite la charge selon leurs conventions.
Qui paie quoi
En location, la réparation de la fuite incombe généralement au propriétaire quand elle touche la vétusté des canalisations, au locataire quand elle relève de l'entretien courant. Le bail et l'origine exacte tranchent.
Gardez les factures de réparation : elles servent au remboursement, et l'attestation du professionnel est souvent exigée.
Le cas de la surconsommation
Une fuite invisible peut gonfler la facture d'eau avant d'être découverte. La loi Warsmann permet un dégrèvement, sous conditions et avec attestation de réparation. Voir l'article sur la détection des fuites invisibles.
Un projet, une panne ? Le téléphone reste le plus direct.